Encore une histoire de zombies

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Encore une histoire de zombies

En France, et dans la plupart des grandes villes, vivent des zombies un peu particuliers. On parle bien ici de zombies vivants qui, chaque matin, se lèvent de leur lit pour aller à leur unique activité . Nous nous intéresserons ici à un zombie en particulier : le Zombie. Il mesure un peu plus d’1m80 et pèse 70 kg tout mouillé. Ses cheveux mi-longs noirs et mal coiffés s’abattent sur sa tête comme un fardeau. Ses yeux, verts lorsque son réveil sonne, virent au marron à mesure du temps. De lourdes poches se dessinent sous ses orbites marquant ainsi son incapacité physique à faire autre chose que ce dont il est destiné à faire… chaque jour.

Au son de son réveil, le Zombie ouvre un oeil, puis deux.. avant de les refermer pour quelques minutes encore. Il tourne dans ses draps et étire ses membres qui claquent comme des billes. C’est une fois qu’il est ré-articulé que le Zombie pose ses pieds au sol. Il se lève et se traine jusqu’à sa cuisine. Il tire lentement une chaise qui grince par terre avant de s’assoir… mécaniquement. Il allume la télévision qu’il regarde d’un air vide. Il ne comprend pas ce qui est dit, mais ça fait parti de sa journée. Il boit un café et mange quelques brioches. Un fois fait, il est temps pour lui de monter vers la salle de bain histoire de laver son grand corps mou. Lorsqu’il sort, ses cheveux sont coiffés en arrière, son teint revient vers une normale douteuse et il est temps pour lui de s’habiller. Il aura pris soin avant de rentrér dans la douche de prendre quelques vêtements au hasard dans sa garde robe.

Ca y est, le Zombie est prêt. Il peut désormais mettre une veste pour affronter le froid du petit matin. Il fait nuit lorsqu’il sort. Le froid s’abat sur ses chairs, mais il ne le sent presque plus. Il est habitué à sortir par ce temps tous les jours à la même heure. Cela fait encore parti de son rite quotidien.
Il s’approche de son véhicule motorisé et le démarre péniblement… comme tous les matins. Une épaisse fumée blanche s’échappe par l’arrière de la voiture et asphyxie tout ce qui se trouve autour. Soyez sur que rien ne repousse là où le Zombie passe. Une légère buée se dépose à l’intérieur de son pare-brise l’empêchant de voir devant lui. Mais qu’importe, le chemin, il le connait… il n’a que faire des passants.

Le Zombie emprunte tous les jours la même route. Il connait le moindre virage ainsi que les pièges tendus par les humains, et s’empresse de rejoindre sa cible. Il n’a qu’une seule chose en tête : retrouver le point de rassemblement.

Le point de rassemblement est un endroit qui rassemble tous les zombies de sa ville. On y voit que certains sont plus atteint que d’autres par la zombification. C’est un lieu situé vers le centre de la ville du Zombie. Un point de convergence important puisque bus, métro et tramway y arrivent.

Lorsque le Zombie passe la grille d’entrée il se sent connecté avec tous les autres zombies autour de lui. Il fait encore noir et on ne peut voir que quelques ombres marcher plus ou moins rapidement. Tous ou presque vont dans la même direction. Il longent la route menant à la thanatopraxie. C’est d’ailleurs ici où l’on peut voir les visages meurtris  par la fatigue des zombies de la ville. En effet, deux projecteurs flashent le côté des créature révélant leur air menaçant ou perdu.

Le Zombie y est. Il ouvre la porte du lieu de rassemblement et entre dans le bâtiment. Ils sont tous à sa droite lorsqu’il rentre. Des visages se tournent vers lui et lui se tourne discrètement vers eux. Eux qui sont assis en rang sur des bancs en bois déformant leur colonne vertébrale. Ils attendent tous l’humain qui va délabrer leur chair une nouvelle fois… comme toutes les semaines. Alors le Zombie s’assoit. Il croise les mains et regarde fixement devant lui en attendant l’heure de la souffrance.

Une fois l’heure arrivée, il subit. Sa peau se décompose et ses yeux voudraient bien se fermer. Mais il lutte comme tous les jours pour prouver qu’il n’est pas faible. On lui a dit qu’après cette année il allait pouvoir revivre, alors il s’accroche. Son organisme combat la fatigue et l’angoisse, il note lorsqu’il le faut, il s’intéresse lorsque c’est nécessaire et comme toujours, il est fier d’avoir résisté.

Il se lève une fois le martyr terminé et fait le chemin inverse. Cette fois il fait jour et le Soleil brûle sa rétine. Son organisme n’est pas habitué à voir la lumière du jour alors il court pour attraper son véhicule. Il démarre en trombe pour se mettre à l’abri dans son antre. Les pièges sont une nouvelle fois évités et il arrive chez lui pour se barricader dans sa chambre, là où il peut se rappeler la souffrance des heures passées. Il y passera le reste de la journée avant de s’assoupir… et de recommencer.

Discussion

9 comments for “Encore une histoire de zombies”

  1. J’aime bien cet article ! Très bien fait, et il m’a fait rire !

    Ca retranscrit exactement l’état d’esprit du P1 ^^

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    Posted by FarfaGoth | janvier 28, 2011, 18 h 18 min
  2. Merci, c’était le but recherché =D

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    Posted by admin | janvier 28, 2011, 18 h 19 min
  3. C’est censé être toi le zombie ?

    Petit un, je croyais que tu allais dans l’amphi 3, quand tu y arrive tu vois donc les gens soit en dessous soit à gauche de toi. Si tu les voit à droite, c’est que tu vas dans le propé.

    Petit deux, je croyais que tu allais à la BU après les cours, tu as perdu les bonnes habitudes ?

    Sinon, joli texte ! Il y a encore un concours organisé par Pécresse ? ^^

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    Posted by Matthieu | janvier 28, 2011, 18 h 27 min
  4. Je retourne au propé et je vais plus à la BU pour répondre à tes questions =D

    Non, plus de concours pour THE ministère pour le moment ^^

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    Posted by admin | janvier 28, 2011, 18 h 28 min
  5. Trollol
    C’est vraiment ça en plus !!
    Enfin bon heureusement que ma blondeur donne un peu de couleur à tes matinées ;) [prétentieuse!!!!]

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    Posted by Pink pouff | janvier 28, 2011, 18 h 36 min
  6. ARRRRG pas le propé ! Traitre !

    Remarque je risque d’y aller moi aussi, le médecin m’a dit d’aller voir le prof pour lui demander de me confirmer le résultat du tubertest ( LOL )

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    Posted by Matthieu | janvier 28, 2011, 18 h 38 min
  7. Meuuueuuueuuuh!

    J’ai adoré le style d’écriture, joli texte :)

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    Posted by mistfits | janvier 28, 2011, 19 h 22 min
  8. faut arreter d’exagerer et de subir les choses !
    juste defonce toi !
    et puis y a pas que les p1, y q deeja les D3 D4 qui se dechirent, les ecoles preparatoires !
    Enfin bref , juste dedramatise pour te concentrer sur tes cours.
    bon courage zombie !

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    Posted by Luise | janvier 30, 2011, 12 h 47 min
  9. Haha oui, sauf que j’exagère pas et on subit bien les choses ^^ Certains subissent mieux que d’autres, mais au final personne peut dire qu’il aime bosser tous les jours sans forcément faire ce qu’ils aiment à côté (à moins d’être un extraterrestre).

    C’est clair que d’autres en chient aussi, mais la mon blog traite de la P1, donc bon… je « dramatiserai » quand j’entamerai mon externat (croisons les doigts).

    Merci pour le soutien ;)

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    Posted by admin | janvier 30, 2011, 13 h 07 min

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